Chronique du souvenir


Je veux tout mourir avec toi
et t’offrir des virginités
à l’infini.
Je chancelle à ta voix, me pends à ton visage
avec la démesure de l’envahie.
Les prisons m’encerclent, et je me
brouille.
Pastilles d’amertume,
traversez-moi les nerfs,
je tombe.
Il paraît que je suis une assommée.

La marée perd
du temps
quand je perds
des couleurs.

A quoi ne suis-je liée, alliée, si ce n’est
aux églises ?
Tu prêches pour l’angoisse
et tes bavures vertes
qui tapissent
mes yeux de salamandre.
Je me dédis, dédis, dédis.

Mon doigt a claqué l’air plus fort qu’un défilé.
C’est l’heure de notre amour…
à quelques années près.
Nous étions jeunes,
sans ces décennies de secondes :
je buvais des slogans, et tu traçais
des majuscules.
Je pressais tes paupières de menteur
et je les découpais.
Tu n’as plus de sourcils, vendus
à qui, aux assassines
un à un ?

Prophète qui croyais au vide,
il n’est pas sorti de mes tripes.
Tous ces sursauts,
toutes ces embolies,
brûle-les, brûle-les.

J’ai plein de langues pour te donner la main.

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